Bienvenue sur mon blog

  • Sur ce blog, je m'exprime plus directement, peut-être plus librement, notamment grâce aux podcasts. Des amis et des camarades y prennent aussi la parole. Pour mon actualité, pour retrouver mes propositions et mes interventions, rendez-vous sur mon site www.laurent-fabius.net

Elections législatives

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20 septembre 2007

Ce blog n'est plus actualisé

Chers Amis,
J'ai animé ce blog jusqu'en août 2007. Depuis, j'ai souhaité prendre un peu de recul et je ne l'actualise plus. Vous trouverez mes dernières interventions et mon actualité sur mon site www.laurent-fabius.net qui reste  actif.

Bonne lecture!

29 août 2007

Nos quatre points cardinaux

Cette tribune a été publiée par le Journal Libération. Je vous propose d'en prendre connaissance.

Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain.

Malgré tous les discours, l’avenir et sa préparation sont en effet les sacrifiés de la politique telle qu’elle va. L’agitation tient souvent lieu d’action. L’instantané médiatique sert de ligne d’horizon. L’émotion supplante la réflexion. Or la France et l’Europe ont besoin d’un cap pour le long terme. Et pour fixer un cap, il faut des points cardinaux.

Lire la suite "Nos quatre points cardinaux" »

15 août 2007

Crise financière : "clairvoyance, transparence, cohérence"

J'ai publié aujourd'hui un communiqué sur la crise financière et les moyens d'en sortir. je vous propose d'en prendre connaissance.

Dans la crise financière des crédits américains « subprime », la plupart des prétendus spécialistes ont manqué à la fois de clairvoyance, de transparence et de cohérence.

Pas besoin en effet d’être un gourou new-yorkais « triple A » pour prévoir que des crédits immobiliers trop chers, trop risqués et trop nombreux, conduiraient tôt ou tard à l’écroulement du château de cartes.

Manque de transparence, aussi, tant il est évident que, pour augmenter leurs marges et reporter une partie de leurs risques sur d’autres, les opérateurs et fonds divers ont masqué la nature de leurs créances, en tous cas les ont noyées dans la masse.

La cohérence, enfin, n’est pas au rendez-vous, avec une mention spéciale pour la BCE, lorsque d’un côté on pratique et annonce une hausse des taux d’intérêt conduisant à une contraction économique et du crédit, cependant que de l’autre on inonde de liquidités supplémentaires les circuits financiers afin d’allonger les problèmes qu’avec d’autres on a laissé se créer.

C’est autour de ces trois notions, clairvoyance, transparence, cohérence, que la crise – qui m’apparaît sérieuse – doit maintenant être traitée.

L’exposition directe et indirecte aux risques du « subprime » des différents opérateurs doit être rapidement rendue transparente par une opération vérité, sinon la méfiance, donc la crise, s’aggravera. C’est le rôle notamment des régulateurs et des agences de notation d’y procéder.

Les Banques centrales, elles, y compris la BCE, doivent annoncer qu’elles veilleront à ce que les conditions financières soient durablement accommodantes, pour éviter une contagion négative vers l’économie « réelle ».

Enfin, la clairvoyance impliquerait de tirer les leçons des mécanismes spéculatifs et des déséquilibres à l’œuvre non seulement dans le secteur immobilier où il faut cesser d’accueillir des créances à risque sans garanties, mais dans les nombreux autres domaines recelant des « bulles potentielles ». Les gouvernements et le FMI ont, là, leur rôle à jouer pour assainir cette économie domino et casino.

Tout cela, qui est d’intérêt général, suppose bien sûr qu’on ne soit pas paralysé par l’idéologie du laisser faire, mais qu’on agisse avec pragmatisme et vigueur. A propos, qu’en pense le gouvernement français et que fait-il ?

12 juillet 2007

Une gauche moderne n’est pas droitière

Dans ce texte, publié par Le Nouvel Observateur, j'engage la réflexion de fond en vue de la refondation de la gauche. Je vous propose d'en prendre connaissance.

Pour voir la gauche emporter l’élection présidentielle, il faut remonter près de vingt ans en arrière. C’était François Mitterrand, à ce jour seule figure socialiste dans la galerie des présidents de la Ve République.

Devant cette réalité tout le monde parle de refondation, mais attention aux faux-semblants ! Evitons de jouer « retour vers le passé », l’hypertrophie des égos en plus, un retour présenté paradoxalement comme le dernier cri de la modernité. Il s’agirait notamment d’appliquer en France les recettes traditionnelles de la social-démocratie, longtemps efficaces mais devenues souvent inadaptées face au nouveau capitalisme.

Certes, personne ne possède dès maintenant le sésame de la refondation et je n’entends pas aborder ici en détail les questions importantes d’organisation. Mais pour avancer je suis convaincu que nous devons à la fois maintenir nos valeurs socialistes et revisiter très profondément nos propositions, en les ouvrant davantage sur le monde et sur le futur : c’est la double clé de la refondation.

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10 juin 2007

Je lance ce soir un appel aux électeurs pour éviter une espèce de chape bleue. Je lance un appel au sursaut et à la mobilisation pour l’équilibre démocratique.

Au soir du premier tour des élections législatives, les projections donnant plus de 100 sièges au Parti socialiste à l'Assemblée nationale représentent un résultat préoccupant. Je lance ce soir un appel aux électeurs pour éviter une espèce de chape bleue. Je lance un appel au sursaut et à la mobilisation pour l’équilibre démocratique.

S’il n’y a pas de renversement au second tour qui permette une représentation suffisante de la gauche, l’opposition ne pourra pas faire son travail. Le déséquilibre est toujours mauvais pour la démocratie. L'expérience a montré que lorsqu'un parti domine d'une façon quasiment outrancière l'Assemblée nationale, cela donne de mauvais résultats pour le pays.

Si nous ne sommes pas en nombre suffisant à l'Assemblée nationale, le gouvernement fera passer une série de projets injustes, à commencer par les taxes sur la santé et la hausse de la TVA pour financer les transferts fiscaux en direction des ménages les plus aisés. Il faut suffisamment de députés socialistes pour arriver à résister et aussi à proposer. 

Mais le résultat n'est pas acquis. Les projections doivent être prises avec prudence compte tenu du peu de mobilisation au premier tour. Il faut aller voter massivement au second tour pour inverser la tendance.

Je tiens à rappeler que c’est la dernière fois que l’on va voter pour des élections nationales avant 2012. Il faut un sursaut de mobilisation et d'équilibrage.

07 juin 2007

Si l’UMP remporte les législatives, ce sera le gouvernement de l’hyperfinance

J'étais hier soir l'invité du Grand journal de Canal +. Je vous propose de regarder l'enregistrement de l'émission.

« Socialistes, ne soyez pas défaitistes, soyez combatifs ! »

Je vous propose de prendre connaissance du texte mon intervention au Zénith de Paris le 29 mai 2007. Vous pouvez visionner la vidéo de mon intervention à cette adresse: http://www.laurent-fabius.net/article928.html.

Chers amis, chers camarades,

Juste avant que notre réunion ne commence, le nouveau Président de la République a eu l’idée de faire un déplacement dans mon département, la Seine-Maritime. Et comme il est de tradition, le Préfet m’a appelé et m’a demandé : « monsieur le Député, serez-vous là pour accueillir le Président de la République ? ». Je lui ai répondu – avec une pointe de facétie, je l’admets : « Malheureusement, je vous demande de bien vouloir m’excuser, il a son meeting électoral, nous avons le nôtre ».

Je ne critique pas le fait, me souvenant de certains précédents, que le nouveau Président de la République puisse participer à la campagne. Mais ce qui, comme vous, me frappe et m’inquiète, c’est toute une série de décisions, toute une série d’attitudes, intervenues maintenant depuis le 6 mai, qui nous font penser que s’il n’y a pas – c’est là qu’interviennent les élections législatives – un holà mis sur certaines pratiques, de même qu’il y a eu dans le passé une « monarchie absolue », nous risquons d’avoir « une présidence absolue ». J’indique en passant que lorsque le Président de la République s’exprime sur les écrans, et il ne semble pas qu’il en soit avare ces temps-ci, le savez-vous, ce temps-là n’est pas décompté des temps officiels ?

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28 mai 2007

Coup de gueule

Je parcours la France pour soutenir de nombreux candidats socialistes, et je sillonne ma propre circonscription. Partout, je sens monter chez nos concitoyens, et d’abord chez ceux qui ont le coeur à gauche, de l’exaspération et même une certaine colère. A quinze jours du premier tour des législatives, ils nous demandent avec force deux choses : pas de divisions, mais de l’unité ; pas de défaitisme mais de la combativité. Une élection n’est pas perdue ou gagnée à l’avance. Le résultat est affaire de volonté et de pugnacité.

Les Français n’ont que faire des querelles internes du PS et des positionnements. Ils veulent nos propositions pour l’emploi, l’école, la santé, le logement, les services publics, l’environnement, l’Europe sociale. Ils veulent que nous dénoncions d’une même voix la propagande gouvernementale, l’augmentation de la franchise sur les soins médicaux qui va priver les moins favorisés de l’accès aux soins ou encore le contrat de travail unique, sorte de CPE généralisé, qui risque un peu plus de précariser la vie.

Je suis d’un naturel courtois et mesuré. Mais là, compte tenu de l’urgence, c’est non seulement d’un appel à la raison mais d’un véritable coup de gueule qu’il s’agit. Je demande aux dirigeant(e)s socialistes combativité et unité.

Le PS appartient à tous ceux qui ont besoin d’une gauche forte pour faire progresser notre pays et pour défendre leurs droits. J’espère, enfin, être entendu.

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12 mai 2007

"Sans complexe à être ancrée à gauche, sans complexe à regarder le monde tel qu’il est pour l’améliorer."

Voici une interview publiée par le journal Libération. Je vous propose d'en prendre connaissance.

Le PS se réunit samedi pour un conseil national qui s’annonce moins mouvementé que prévu. Les règlements de compte sont mis sous cloche ?

J’espère bien que oui. Malgré l’ardeur militante de la campagne, la gauche a subi dimanche dernier une cruelle défaite. Les législatives sont dans un mois. Il serait absurde de rendre plus difficile la situation par ce genre d’attitudes. Celle-ci exige au contraire notre unité.

Mais n’est-ce pas encore reculer le temps des explications nécessaires, voire une manière de les éviter ?

Le moment viendra où il faudra clarifier totalement pourquoi nous avons manqué cette chance historique. La question à laquelle il faudra répondre ne sera d’ailleurs pas seulement pourquoi une défaite, mais c’est l’interrogation centrale pourquoi la victoire largement attendue il y a quelques mois, et pour laquelle nous avions des atouts puissants, s’est-elle transformée finalement en échec ? Mais aujourd’hui, concentrons-nous sur les législatives.


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08 mai 2007

Moderniser ne signifie pas droitiser

J'étais ce matin l'invité de Marc Tronchot sur Europe 1. Nous avons parlé de la préparation des législatives, des perspectives pour le PS, de l'analyse de la défaite. Je vous propose d'en prendre connaissance.

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Pour lancer la diffusion, cliquez sur Play (le carré vert). Vous pouvez également télécharger directement le fichier en cliquant sur le logo "podcast".

Merci de laisser vos commentaires à propos de cette interview !